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Vrais ou faux amis des arbres

Lierre, gui, lichens et mousses : vrais ou faux amis des arbres

Il est dit tant de choses sur ces végétaux qu’il était temps de clarifier le sujet.


Le lierre : Le plus précieux, le plus bel allié des arbres et de la biodiversité.

Il a son propre système racinaire et fait sa propre photosynthèse.

Ses crampons produisent une colle qui l’aide à grimper sur les arbres et autres supports.

Ils ne s’insèrent pas dans les tissus de l’arbre et ne l’étrangle pas car il dessert son étreinte au fur et à mesure de la croissance de l’arbre.

C’est une véritable arche de Noé pour toute une faune qui survit grâce à lui en hiver car c’est une des rares plantes à fleurir puis fructifier en hiver.

Il protège le tronc de l’arbre des insolations et du gel et même de champignons indésirables.

Il peut servir d’isolant extérieur sur les bâtiments à conditions que le support soit en bon état.

Il est aussi utilisé pour son aspect esthétique comme sur une façade du Prieuré d’Orsan.


Le gui : Il est plus problématique car il déprécie le bois en y implantant ses suçoirs.

Cependant ce n’est pas un parasite mais un hémiparasite car il a aussi son propre système vasculaire et produit sa chlorophylle.

L’arbre peut vivre longtemps en sa compagnie mais il faut empêcher l’installation d’une colonie. Beaucoup d’arbres et arbustes vivent dans un endroit avec des arbres guités car le gui attire les oiseaux qui dispersent les graines du gui mais aussi les autres graines.


Les lichens : Ce sont des végétaux majeurs pour la protection des arbres. Ils sont capables de vivre dans les endroits les plus difficiles, y compris sur des surfaces minérales.

Ce sont des organismes pionniers qui préparent le sol par leur décomposition.

Utiles pour les oiseaux et insectes, certains lichens sont l’alimentation des caribous dans le Grand  Nord.

Leur appareil végétatif se nomme le thalle et est une symbiose entre un champignon et une algue. L’un ne peut vivre sans l’autre, accompagnés souvent d’une bactérie.

2400 espèces en France dont 746 dans le Finistère font l’objet de nombreuses études scientifiques. Les lichens sont des bioindicateurs de pollution.


Les mousses :  Ce sont les premiers végétaux à être apparus sur terre, avec les lichens. Ce sont des pionniers.

Plantes primitives sans système vasculaire, sans racines, elles se fixent sur leur support grâce à de fins filaments nommés des rhizoïdes et ne peuvent avoir d’incidence néfaste pour un arbre.

Comme les lichens, elles leur offrent un manteau protecteur contre différentes agressions. Elles abritent une minuscule faune, biodiversité invisible et méconnue.

Les oiseaux utilisent la mousse pour construire leur nid.

Elles vivent de l’eau qui ruisselle sur les troncs et en recueillent les quelques nutriments transportés.

Leur absence dans un lieu où elles devraient pousser indique un environnement pollué comme l’air des grandes villes.

Il faut simplement éviter qu’elle recouvre une toiture. Souvent au nord.

Au Japon, il existe des jardins composés essentiellement de mousse.

Elles sont capables de créer un lien harmonieux entre le naturel et l’artificiel comme le béton.

En cas de sécheresse, elles disparaissent en apparence mais revivent dès qu’elles reçoivent de l’eau. Des chercheurs ont ramené à la vie des mousses déshydratées depuis 10 ans.


Toutes ces plantes font l’objet de programmes de recherches.

Elles n’ont pas fini de nous surprendre.


Nous avons aussi parlé de la petite fougère polypode, fougère typique des vieux arbres du bocage. Elle vit sur leur tronc, sans impact pour l’arbre.


Quelques champignons :

  • Il existe des champignons lignivores qui vivent sur le bois mort .Ce sont des organismes décomposeurs. Ils ont donc un rôle fondamental pour la bonne santé d’une forêt.

  • Mais il y a aussi des champignons lignivores qui s’attaquent au bois vivant. Certains  sont beaucoup plus problématiques que du lierre !

Ils feront l’objet d’un autre post où il sera question pour être précis de lignicole et lignivore.


Extrait de la réunion faite en salle le 6 mars 2026.

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